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Jeudi de l'Afref du 27 avril 2017 - L'ubérisation de la formation - "Tous apprenants, tous formateurs ?"

L'ubérisation vient d'Uber, application mobile née en 2009 qui met en contact les utilisateurs et les conducteurs de véhicules. Près de 10 ans plus tard, ce changement de modèle économique radical, né de l’économie du partage et des possibilités offertes par le numérique, touche tous les métiers, y compris ceux du secteur de la formation continue.

L'ubérisation de la formation permet à des acteurs, agissant en freelance et souvent récemment créés, de venir concurrencer une offre de formation institutionnalisée, de manière plus souple et réactive, directement auprès de l’utilisateur final qu’est l’apprenant (quel que soit le statut de celui-ci : salarié, étudiant, demandeur d’emploi, etc.). On s'interrogera sur les aspects juridiques de l'ubérisation de la formation et sur la responsabilité sociale de ses acteurs, pour s'intéresser ensuite aux enjeux et aux perspectives que représente ce nouveau mode d'apprentissage.

Notamment au plan des risques :

  • de "déprofessionnalisation" des acteurs et de dépréciation de leur rémunération,
  • de baisse de la qualité des formations et des modalités d'évaluation entre formateurs et formés (quid, en particulier, de l'avenir des certifications reconnues ?).

Mais également, au plan d'une nécessaire évolution du système, il se pourrait aussi que la formation, sous sa nouvelle forme ubérisée, oblige à terme, l’État, les OPCA, et les entreprises, à faire évoluer les anciens modèles vers davantage de souplesse et d'efficacité au service d'une véritable formation tout au long de la vie.

Timing de la matinée

8h45 - Accueil des participants par Claude VILLEREAU, Délégué général de l’AFREF
9h00 -  Présentation du thème et animation de la matinée par René BAGORSKI, Président de l'AFREF
9h10 - L’ubérisation : quel modèle économique appliqué à la formation ? Par Frédéric DUCASSE, Consultant en Digital Learning, DIDRO
9h30 - Aspects juridiques et sociaux. Par Sabrina DOUGADOS, Avocat associé, Cabinet Fromont Briens

10h15 - PAUSE

10h30 - Présentation d'une plateforme "ubérisée"
11h - Enjeux et perspectives : Questionnement sur l'impact de l'ubérisation sur le système de formation par Paul SANTELMANN, Directeur de la Veille « Emploi & qualifications » - Direction de l’Ingénierie, de la formation et de la qualité, AFPA
11h45 - Echanges et débat avec les participants
12h30 - Synthèse et conclusion


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Programmation des "jeudis de l'Afref" 2017

Le plus souvent l'information et les analyses sur la formation des adultes concernent les cadres réglementaires et la formation institutionnalisée. Or aujourd'hui une partie des situations de formation échappe aux cadres et aux environnements institutionnels.
Si le défi lancé aux acteurs de la formation que sont les entreprises, les collectivités territoriales, les OPCA et les organismes de formation est aujourd'hui d'adapter l'offre de formation aux nouvelles exigences des environnements économiques, sociaux et culturels ainsi qu'aux cadres réglementaires de la réforme, il apparaît donc nécessaire de s'intéresser à cette partie informelle de la formation.

Aussi l'orientation retenue par l'Afref pour la programmation des ces jeudis 2017 est de rendre compte et d'analyser cet "autrement" et ces "échappées belles" de la formation en relation avec l'actualité. Il s'agira, au cours des 10 jeudis programmés en 2017 :
- de témoigner de l'autrement de la formation tel qu'il se dessine dans l'éducation informelle, le compagnonnage, l'apprendre en situation de travail, l'approche projet, les plateformes collaboratives, les territoires et environnements apprenants et repérer les "échappées belles",
- de relire les cadres législatifs et réglementaires à partir de la question "quels espaces de libertés ouverts qui rendent possibles l'informel et le non certifiant ?".

Détail de la programmation.

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Quelle ingénierie de formation pour les apprentissages en situation de travail ? Échos d'une rencontre de l'Afref

Par Florianne Finet

Pas d’intervenants extérieurs mais des salariés référents et un financement mutualisé de l’Opca axé sur l’acquisition de compétences et non le temps passé en formation. Voici un résumé des principales caractéristiques de l’expérimentation Fest (formation en situation de travail) déployée par l’Afdas. L’organisme de collecte de la culture, de la communication, des loisirs et des médias, a présenté lors d’une rencontre organisée par l’Afref le 23 février 2017 les grandes lignes de son projet mis en place en septembre 2016 dans neuf entreprises. 12 Opca se sont engagés dans cette expérimentation lancée par la DGEFP en 2015.

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Quelles finalités pour la formation professionnelle aujourd’hui ?

Par René BAGORSKI, Président de l'AFREF

Bousculé dès les années 90 par l’irruption des technologies de l’information et de la communication, le périmètre de la formation n’a depuis cessé d’évoluer, avec l’appui du législateur.
Entre révolution technologique et mutations du travail, les frontières communément admises de l’action délivrée en présentiel dans le cadre d’un modèle pédagogique limité à la transmission descendante des savoirs et des compétences ne cessent d’être repoussées. Reste qu’aujourd’hui comme hier, l’intérêt de caractériser une action de formation demeure. Les derniers textes ont entraîné un « double élargissement de l’action de formation » : d’abord par la confirmation de la prise en compte des actions des formations ouvertes et à distance dans le cadre de la loi du 5 mars 2014, ensuite par l’introduction de la notion de parcours de formation avec la loi du 8 août 2016. Si la réforme de 2014 ne fait que confirmer une reconnaissance acquise depuis la circulaire DGEFP du 20 juillet 2001 sur l’imputabilité des FOAD, la loi Travail apporte elle une véritable nouveauté en ajoutant  aux séquences formations la possibilité d’intégrer le « positionnement pédagogique », « l’évaluation » et « l’accompagnement » de la personne qui suit la formation.