Le ministère du Travail vient d’accélérer le processus de transformation des Opca en opérateurs de compétences, en donnant jusqu’au 30 octobre 2018 aux partenaires sociaux, pour constituer ces nouvelles entités et négocier leurs accords constitutifs.

Pour accompagner cette transformation, il vient également de missionner les présidents du Cnefop, Jean-Marie Marx, et de l’Afref, René Bagorski, pour développer "différents scénarii" de création de ces opérateurs de compétences, qui devront se structurer à partir d'une "logique sectorielle ou [d']une logique de filière".
La lettre de mission, qui leur a été adressée le 29 mai 2018, fixe des orientations concernant le nombre d’opérateurs de compétences qui pourraient être agréés, ainsi qu'en matière d'action de l’État en cas d’absence de choix des partenaires sociaux à l’échéance de la fin octobre

ImprimerE-mail

Par Denis Bismuth

L’intelligence artificielle (AI) fait partie de ces concepts mobilisateurs dont la fonction, purement commerciale, est de répondre par un rêve à un désir ou à une peur. Peur ou désir, cela revient au même car autant l’un que l’autre sont un discours sur un manque[1]. Ce manque que nous avons tous en commun : celui du sentiment de pouvoir agir sur son environnement. Ce même manque qui nous fait nous précipiter sur le premier rêve qui passe comme un papillon sur une lampe. On ne peut être que fasciné quand on assiste au prouesse de systèmes comme « deep blue » ou « Watson[2] ».

Mais il y a dans ces présentations une part importante de mise en scène qui a comme fonction de faire rêver sur des possibles.

Le désir que suscite l’intelligence artificielle est le manque de puissance tout autant que la peur de sa propre puissance tel que l’illustre le mythe du golem. Ce que nous vivons depuis longtemps avec la machine qui décuple les forces de l’homme et lui permet de s’autoriser à détruire tout ce qui ne sert pas son intérêt immédiat au détriment de son intérêt à moyen terme.

Lire la suite...

 

ImprimerE-mail

Plus d'articles...