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Jeudi de l'Afref du 28 septembre 2017 - L'éducation informelle, connaissance et re-connaissance

8h45 - 12h15
Campus Jussieu - 4 place Jussieu - 75005 Paris
Amphi Charpak / LPNHE Patio 22-33 - Rez-de-chaussée (RC) - Niveau Saint Bernard (SB) - Porte 02 

A la suite du jeudi de l'AFREF du 18 mai 2017, consacré pour l'essentiel, à la question de l’éligibilité des apprentissages non formels et informels, la séance du 28 septembre sera focalisée sur les modalités de ces apprentissages réalisés dans le cadre d'activités professionnelles, civiques, syndicales ou associatives., notamment sur le repérage des processus d'acquisition des savoirs et sur les conditions d'une optimisation de leur production.

Au cours de cette matinée, les propos des experts et le débat avec le public permettront d'apporter des éclairages concrets sur ces deux points, sans perdre de vue, que reste posée la question essentielle des finalités de la reconnaissance des apprentissages par l'expérience. Selon la formule d'Hugues Lenoir, va-t-on vers "…une instrumentation de plus en plus reliée à des logiques de ressources humaines et de gestion des compétences individuelles ou collectives au détriment d'un processus de construction et de reconnaissance de soi." ?


Timing de la matinée
8h45 - Accueil des participants par Claude VILLEREAU, Délégué général de l’AFREF
9h00 - Présentation du thème de la matinée par Hugues LENOIR, FCU
9h20 - Les apprentissages professionnels informels par Philippe CARRE, Professeur des universités en sciences de l'éducation à l'Université de Paris Ouest Nanterre

10h - PAUSE

10h20 - Savoirs informels dans et par la militance syndicale par Vincent PIGACHE, Délégué régional CFDT, en charge des questions de formation
11h00 - Échanges et débat avec les participants

12h00 - Synthèse et conclusion par Bernard LIETARD, Professeur émérite CNAM 

 


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Programmation des "jeudis de l'Afref" 2017

Le plus souvent l'information et les analyses sur la formation des adultes concernent les cadres réglementaires et la formation institutionnalisée. Or aujourd'hui une partie des situations de formation échappe aux cadres et aux environnements institutionnels.
Si le défi lancé aux acteurs de la formation que sont les entreprises, les collectivités territoriales, les OPCA et les organismes de formation est aujourd'hui d'adapter l'offre de formation aux nouvelles exigences des environnements économiques, sociaux et culturels ainsi qu'aux cadres réglementaires de la réforme, il apparaît donc nécessaire de s'intéresser à cette partie informelle de la formation.

Aussi l'orientation retenue par l'Afref pour la programmation des ces jeudis 2017 est de rendre compte et d'analyser cet "autrement" et ces "échappées belles" de la formation en relation avec l'actualité. Il s'agira, au cours des 10 jeudis programmés en 2017 :
- de témoigner de l'autrement de la formation tel qu'il se dessine dans l'éducation informelle, le compagnonnage, l'apprendre en situation de travail, l'approche projet, les plateformes collaboratives, les territoires et environnements apprenants et repérer les "échappées belles",
- de relire les cadres législatifs et réglementaires à partir de la question "quels espaces de libertés ouverts qui rendent possibles l'informel et le non certifiant ?".

Détail de la programmation.

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Quelles finalités pour la formation professionnelle aujourd’hui ?

Par René BAGORSKI, Président de l'AFREF

Bousculé dès les années 90 par l’irruption des technologies de l’information et de la communication, le périmètre de la formation n’a depuis cessé d’évoluer, avec l’appui du législateur.
Entre révolution technologique et mutations du travail, les frontières communément admises de l’action délivrée en présentiel dans le cadre d’un modèle pédagogique limité à la transmission descendante des savoirs et des compétences ne cessent d’être repoussées. Reste qu’aujourd’hui comme hier, l’intérêt de caractériser une action de formation demeure. Les derniers textes ont entraîné un « double élargissement de l’action de formation » : d’abord par la confirmation de la prise en compte des actions des formations ouvertes et à distance dans le cadre de la loi du 5 mars 2014, ensuite par l’introduction de la notion de parcours de formation avec la loi du 8 août 2016. Si la réforme de 2014 ne fait que confirmer une reconnaissance acquise depuis la circulaire DGEFP du 20 juillet 2001 sur l’imputabilité des FOAD, la loi Travail apporte elle une véritable nouveauté en ajoutant  aux séquences formations la possibilité d’intégrer le « positionnement pédagogique », « l’évaluation » et « l’accompagnement » de la personne qui suit la formation.