Locaux de l'AGECA, 177 rue de Charonne 75011 Paris (plan d'accès)

Depuis la loi Delors de 1971, le système de la FPC avait été pensé autour d’une obligation fiscale afin d’inciter les employeurs à former leurs salariés. Avec la loi du 5 mars 2014 et les réformes sociales qui lui ont succédé, la formation est davantage appréhendée comme un outil de sécurisation du parcours professionnel dont l’individu est désormais le principal acteur : compte personnel de formation intégré dans un compte personnel d’activité, associé à un conseil en évolution professionnelle... Dans un contexte de raréfaction des ressources, d’un chômage endémique intégrant des publics éloignés de l’emploi et d’une nouvelle mutation de notre économie - digitale celle-ci -, la formation est placée au centre des débats des politiques publiques comme enjeu de repositionnement de notre pays. L’avant-projet de loi qui entre en débat au parlement devrait notamment déboucher sur un nouveau pacte de valorisation des compétences afin de répondre aux besoins des entreprises en développant notamment les logiques de co-investissement, favoriser l’autonomisation des actifs, quel que soit leur statut, en leur donnant des moyens financiers (monétarisation du CPF) de faire des choix éclairés par l’intermédiaire d’un accompagnement individualisé mais répondant aux besoins de l’économie.

La matinée de l’AFREF du 31 mai aura pour objectif à la fois de revenir sur l’histoire de la FPC, de présenter quelques mesures phares de l’avant-projet de loi de 2018 et de mettre en perspective l’impact de ces mesures sur le système, pour les entreprises, pour les personnes.

Déroulement de la matinée

9h00 - Accueil des participants par Claude VILLEREAU, délégué général de l'AFREF
9h15 - Intervention de René BAGORSKI, Président de l'AFREF
Du préambule de la constitution de 1946 à l’avant-projet de loi "avenir professionnel" : un champ lexical identique et des objectifs en mutation.
10h00 - Échanges avec les participants

10h15 - PAUSE
10h30 - Intervention de Marc DENNERY, Directeur associé C-CAMPUS
Le Big Bang de Muriel Pénicaud : d'un marché essentiellement régulé paritairement, à des marchés ayant chacun leur propre logique.
11h15 - Échanges avec les participants

11h30 - Intervention de Shany TAIX, Délégué général des CIBC
Le projet de Loi actuel fait rentrer dans le même « tuyau » de financement des actions de natures différentes : la formation est collective, l’accompagnement est individuel. Leur finalité et leur business model ne sont pas les mêmes.
12h15 - Échanges avec les participants

12h30 - Synthèse et conclusion par  Bernard LIETARD,  Professeur émérite CNAM



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Par Denis Bismuth

L’intelligence artificielle (AI) fait partie de ces concepts mobilisateurs dont la fonction, purement commerciale, est de répondre par un rêve à un désir ou à une peur. Peur ou désir, cela revient au même car autant l’un que l’autre sont un discours sur un manque[1]. Ce manque que nous avons tous en commun : celui du sentiment de pouvoir agir sur son environnement. Ce même manque qui nous fait nous précipiter sur le premier rêve qui passe comme un papillon sur une lampe. On ne peut être que fasciné quand on assiste au prouesse de systèmes comme « deep blue » ou « Watson[2] ».

Mais il y a dans ces présentations une part importante de mise en scène qui a comme fonction de faire rêver sur des possibles.

Le désir que suscite l’intelligence artificielle est le manque de puissance tout autant que la peur de sa propre puissance tel que l’illustre le mythe du golem. Ce que nous vivons depuis longtemps avec la machine qui décuple les forces de l’homme et lui permet de s’autoriser à détruire tout ce qui ne sert pas son intérêt immédiat au détriment de son intérêt à moyen terme.

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Par René Bagorski, Président de l'Afref

En 1946, le droit à la formation professionnelle et à la culture est inscrit pour la première fois dans le préambule de la Constitution. La loi Debré de 1959 sur la promotion sociale permet aux centres de formation de proposer des cours du soir : la promotion est la récompense d’un effort individuel de formation. Celle du 30 décembre 1966 fait de la formation un service public en obligeant l’Etat à intervenir dans ce domaine. La loi du 16 juillet 1971 (loi Delors) portant organisation de la formation professionnelle continue dans le cadre de l’éducation permanente concerne principalement les entreprises, mais s’applique également aux agents de l’Etat et des collectivités territoriales. Elle introduit une obligation de dépense de formation à la charge des entreprises (0,80% de la masse salariale brute pour les entreprises de plus de dix salariés). Oserait-on dire que cette cotisation est un salaire différé au même titre que les cotisations qui engendrent des droits à la retraites et à la protection social ?

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