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Programmation des "jeudis de l'Afref" 2017

Le plus souvent l'information et les analyses sur la formation des adultes concernent les cadres réglementaires et la formation institutionnalisée. Or aujourd'hui une partie des situations de formation échappe aux cadres et aux environnements institutionnels.
Si le défi lancé aux acteurs de la formation que sont les entreprises, les collectivités territoriales, les OPCA et les organismes de formation est aujourd'hui d'adapter l'offre de formation aux nouvelles exigences des environnements économiques, sociaux et culturels ainsi qu'aux cadres réglementaires de la réforme, il apparaît donc nécessaire de s'intéresser à cette partie informelle de la formation.

Aussi l'orientation retenue par l'Afref pour la programmation des ces jeudis 2017 est de rendre compte et d'analyser cet "autrement" et ces "échappées belles" de la formation en relation avec l'actualité. Il s'agira, au cours des 10 jeudis programmés en 2017 :
- de témoigner de l'autrement de la formation tel qu'il se dessine dans l'éducation informelle, le compagnonnage, l'apprendre en situation de travail, l'approche projet, les plateformes collaboratives, les territoires et environnements apprenants et repérer les "échappées belles",
- de relire les cadres législatifs et réglementaires à partir de la question "quels espaces de libertés ouverts qui rendent possibles l'informel et le non certifiant ?".

Détail de la programmation.

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Quelles finalités pour la formation professionnelle aujourd’hui ?

Par René BAGORSKI, Président de l'AFREF

Bousculé dès les années 90 par l’irruption des technologies de l’information et de la communication, le périmètre de la formation n’a depuis cessé d’évoluer, avec l’appui du législateur.
Entre révolution technologique et mutations du travail, les frontières communément admises de l’action délivrée en présentiel dans le cadre d’un modèle pédagogique limité à la transmission descendante des savoirs et des compétences ne cessent d’être repoussées. Reste qu’aujourd’hui comme hier, l’intérêt de caractériser une action de formation demeure. Les derniers textes ont entraîné un « double élargissement de l’action de formation » : d’abord par la confirmation de la prise en compte des actions des formations ouvertes et à distance dans le cadre de la loi du 5 mars 2014, ensuite par l’introduction de la notion de parcours de formation avec la loi du 8 août 2016. Si la réforme de 2014 ne fait que confirmer une reconnaissance acquise depuis la circulaire DGEFP du 20 juillet 2001 sur l’imputabilité des FOAD, la loi Travail apporte elle une véritable nouveauté en ajoutant  aux séquences formations la possibilité d’intégrer le « positionnement pédagogique », « l’évaluation » et « l’accompagnement » de la personne qui suit la formation.

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Jeudi de l'Afref du 26 janvier 2017 - Apprendre autrement... Le collaboratif

8h45 - 12h45
IGS - Amphi n°11 , rez-de-chaussée, 12 rue Alexandre Parodi - 75010 Paris - Plan d'accès

Résumé

Les activités collaboratives se développent à la fois avec les possibilités offertes par le numérique et le WEB.02 mais surtout à partir de pratiques « d’acteurs », en réponse aux défis sociétaux au regard desquels les modes actuels de vie et de pensée nécessitent d’être reconsidérés. Alors on partage l’usage, on développe l’échange de services, on met en commun des savoirs et des savoir-faire, on co-construit des projets, on met en place des plates-formes. L’entreprise n’est pas en reste, en développant un management collaboratif. Et l’on pourrait ainsi multiplier les exemples...

La première partie de la matinée permettra de prendre la mesure de la portée et des enjeux de ces pratiques collaboratives qui portent en elles à la fois les ferments d’une autre façon de penser et de consommer mais aussi, en perspective, une manière renouvelée d’agir et de vivre ensemble. Et ce d’autant plus, qu’au travers de ces pratiques, sont mises en actes des postures de changement, sont développées des compétences « nouvelles » tandis que s’élaborent des référentiels de pensée et d’action qu’il est important de mettre en lumière. Ce sera l’objet de la seconde partie de la matinée qui, à partir d’exemples, tentera plus particulièrement de dénouer les enjeux de la trame complexe de la question de « l’apprendre ensemble ».

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Synthèse de l'Université de l’AFREF du 15 décembre 2016

Université de l'Afref du 15 décembre 2016Par Bernard LIETARD

Cette journée a présenté de nombreuses mutations à l’œuvre aujourd’hui dans le champ de la formation. Le titre « Où va la formation ? » conduit à s’interroger sur la problématique du changement.  

Le changement ne peut être en effet le remplacement, du jour au lendemain, d’un modèle ancien par un modèle nouveau qui aurait été conçu d’avance par des sages quelconques ou imposé par des législateurs et autres prescripteurs. C’est un processus qui implique, on l’a bien vu, dès le dialogue introductif entre René Bagorski et Christian Janin, action et réactions, négociations et coopérations. Le changement ne se décrète pas : il est le résultat d’un apprentissage collectif, au sein de « systèmes d’action concrets », c’est-à-dire, reprenant la formulation de Michel Crozier, « la découverte, voire la création et l’acquisition progressive par les acteurs concernés, de nouveaux modèles relationnels, de nouveaux modes de raisonnement, bref, de nouvelles capacités collectives ». Dès lors, le changement n’est jamais maintenant, il demande de laisser du temps au temps.

Deux sources de changement sont à distinguer : l’une est largement imposée par un environnement en évolution constante et de plus en plus rapide, l’autre résulte de la volonté des acteurs.