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Jeudi de l'Afref du 19 octobre 2017 - Territoires apprenants : à quelles conditions ?

"Annulation du prochain "jeudi de l'AFREF" programmé le 19 octobre 2017 de 8h45 à 12h15.
Compte tenu du préavis de grève qui risque d'affecter les conditions de transport ce jour là et notamment, de rendre aléatoire la présence de nos intervenants, nous avons dû prendre la décision de reporter cette matinée à une date ultérieure dont nous vous tiendrons informés."

Lieu : IGS - amphi n° 11, rez-de-chaussée, 12 rue Alexandre Parodi - 75010 Paris

"L’apprendre" est aujourd’hui reconnu comme un moteur déterminant de développement. Les individus lui doivent leur employabilité, les entreprises y détectent un avantage concurrentiel voire de résolution de problème. Les collectivités y décèlent un atout majeur pour le développement collectif et "le vivre ensemble". La société de la connaissance et des savoirs devient une société apprenante. Aujourd’hui, l’organisation cesse d’être une organisation "enseignante". Elle est supposée contenir, faciliter, accompagner, faire advenir des réponses inédites dont elle garantit la mise en oeuvre.

Dans ce mouvement, chacun des participants qui la compose est alors individuellement et collectivement appelé à devenir acteur, auteur et simultanément, sujet apprenant. Dans le même temps que se réalisent les apprentissages, une intelligence collective s’élabore qui autorise les transformations et les "dépassements de limites".

Belle perspective de renversement de paradigme qui pose cependant les questions de "territoires", de reconnaissances réciproques, de légitimités, de contenance et d’engagements dans des écosystèmes et des environnements complexes.

L’analyse d’expérimentations et de projets en cours sur de nombreux "territoires", devrait nous permettre d’y voir plus clair et de donner corps à ce qui apparait comme une dynamique d’apprenance individuelle et collective, incontournable au regard des défis auxquels nous sommes confrontés.

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Programmation des "jeudis de l'Afref" 2017

Le plus souvent l'information et les analyses sur la formation des adultes concernent les cadres réglementaires et la formation institutionnalisée. Or aujourd'hui une partie des situations de formation échappe aux cadres et aux environnements institutionnels.
Si le défi lancé aux acteurs de la formation que sont les entreprises, les collectivités territoriales, les OPCA et les organismes de formation est aujourd'hui d'adapter l'offre de formation aux nouvelles exigences des environnements économiques, sociaux et culturels ainsi qu'aux cadres réglementaires de la réforme, il apparaît donc nécessaire de s'intéresser à cette partie informelle de la formation.

Aussi l'orientation retenue par l'Afref pour la programmation des ces jeudis 2017 est de rendre compte et d'analyser cet "autrement" et ces "échappées belles" de la formation en relation avec l'actualité. Il s'agira, au cours des 10 jeudis programmés en 2017 :
- de témoigner de l'autrement de la formation tel qu'il se dessine dans l'éducation informelle, le compagnonnage, l'apprendre en situation de travail, l'approche projet, les plateformes collaboratives, les territoires et environnements apprenants et repérer les "échappées belles",
- de relire les cadres législatifs et réglementaires à partir de la question "quels espaces de libertés ouverts qui rendent possibles l'informel et le non certifiant ?".

Détail de la programmation.

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Quelles finalités pour la formation professionnelle aujourd’hui ?

Par René BAGORSKI, Président de l'AFREF

Bousculé dès les années 90 par l’irruption des technologies de l’information et de la communication, le périmètre de la formation n’a depuis cessé d’évoluer, avec l’appui du législateur.
Entre révolution technologique et mutations du travail, les frontières communément admises de l’action délivrée en présentiel dans le cadre d’un modèle pédagogique limité à la transmission descendante des savoirs et des compétences ne cessent d’être repoussées. Reste qu’aujourd’hui comme hier, l’intérêt de caractériser une action de formation demeure. Les derniers textes ont entraîné un « double élargissement de l’action de formation » : d’abord par la confirmation de la prise en compte des actions des formations ouvertes et à distance dans le cadre de la loi du 5 mars 2014, ensuite par l’introduction de la notion de parcours de formation avec la loi du 8 août 2016. Si la réforme de 2014 ne fait que confirmer une reconnaissance acquise depuis la circulaire DGEFP du 20 juillet 2001 sur l’imputabilité des FOAD, la loi Travail apporte elle une véritable nouveauté en ajoutant  aux séquences formations la possibilité d’intégrer le « positionnement pédagogique », « l’évaluation » et « l’accompagnement » de la personne qui suit la formation.