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Jeudi de l'Afref du 18 mai 2017 - L’émergence de formations non formelles et informelles en faveur de l’employabilité : quelles évolutions au regard du droit positif ?

8h45 à 12h45, IGS - 12 rue Alexandre Parodie 75010 Paris (plan d'accès)

Dans le code du travail, le mot « formation » n’occupe que peu de place, les textes évoquant davantage la notion d’employabilité. La loi du 5 mars 2014 a créé des outils individuels en faveur des salariés (conseil en évolution professionnelle, compte personnel de formation, entretien professionnel, etc) afin de les rendre davantage acteurs de la sécurisation de leurs parcours professionnels, la formation n’étant qu’un moyen, parmi d’autres, pour y parvenir.

Parallèlement, les plans de formation d’un certain nombre d’entreprises ont sensiblement muté, affichant une tendance baissière des dépenses jusqu’alors fiscalement imputables avec une augmentation corrélative des investissements dans des formations multimodales, outils digitaux et dispositifs collaboratifs visant à la « trans-formation » des pratiques et des organisations.

Les environnements numériques prédisposent à l’autodidaxie et aux pratiques résiliaires, tandis que l’offre de formation tend elle-même à se transformer (phénomène d’ubérisation, avènement des plateformes numériques, nouvelles formes d’intermédiation dans l’achat de formation, etc.).

Aujourd’hui et plus encore demain c’est le concept-même de « formation » qui se trouve remis en cause. Or, la question se pose de l’éligibilité des actions, tant au titre des fonds mutualisés qu’au regard de l’obligation d’employabilité incombant aux employeurs.
Et elle en soulève bien d’autres :

  • quelle traçabilité des formations de façon efficiente à l’heure du digital ? Quelles modalités d’évaluation des stagiaires ?
  • Comment garantir la qualité des formations ? Comment assurer la reconnaissance des acquis -y compris non formels et informels ?

Face à ces évolutions tant des pratiques que des cadres réglementaires, comment « former » et « se former » sans être « hors la loi » ? Quelles sont les points de vue des acteurs institutionnels et paritaires situés au coeur du système de la formation ?

Timing de la matinée
8h45 - Accueil des participants par Claude VILLEREAU, Délégué général de l’AFREF
9h00 - Présentation du thème et animation de la matinée par René BAGORSKI, Président de l'AFREF
9h10 - État des lieux des problématiques actuelles et à venir liées à la formation et à l'acquisition de compétences dans des environnements complexes par Patrick WAELES, vice-Président de l'AFREF
9H30 - Focus sur le contentieux de l'employabilité, par Sabrina DOUGADOS, Avocat associé, Cabinet Fromont Briens

10h30 - TABLE RONDE "Échanges et mise en perspectives" - Intervenants :

  • Stéphane REMY, Délégation générale à la formation professionnelle
  • Philippe DEBRUYNE, vice-Président du COPANEF
  • Christian LAJOUX, Président du COPANEF

11h30 - Échanges et débat avec les participants
12h30 - Synthèse et conclusion


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Programmation des "jeudis de l'Afref" 2017

Le plus souvent l'information et les analyses sur la formation des adultes concernent les cadres réglementaires et la formation institutionnalisée. Or aujourd'hui une partie des situations de formation échappe aux cadres et aux environnements institutionnels.
Si le défi lancé aux acteurs de la formation que sont les entreprises, les collectivités territoriales, les OPCA et les organismes de formation est aujourd'hui d'adapter l'offre de formation aux nouvelles exigences des environnements économiques, sociaux et culturels ainsi qu'aux cadres réglementaires de la réforme, il apparaît donc nécessaire de s'intéresser à cette partie informelle de la formation.

Aussi l'orientation retenue par l'Afref pour la programmation des ces jeudis 2017 est de rendre compte et d'analyser cet "autrement" et ces "échappées belles" de la formation en relation avec l'actualité. Il s'agira, au cours des 10 jeudis programmés en 2017 :
- de témoigner de l'autrement de la formation tel qu'il se dessine dans l'éducation informelle, le compagnonnage, l'apprendre en situation de travail, l'approche projet, les plateformes collaboratives, les territoires et environnements apprenants et repérer les "échappées belles",
- de relire les cadres législatifs et réglementaires à partir de la question "quels espaces de libertés ouverts qui rendent possibles l'informel et le non certifiant ?".

Détail de la programmation.

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Quelles finalités pour la formation professionnelle aujourd’hui ?

Par René BAGORSKI, Président de l'AFREF

Bousculé dès les années 90 par l’irruption des technologies de l’information et de la communication, le périmètre de la formation n’a depuis cessé d’évoluer, avec l’appui du législateur.
Entre révolution technologique et mutations du travail, les frontières communément admises de l’action délivrée en présentiel dans le cadre d’un modèle pédagogique limité à la transmission descendante des savoirs et des compétences ne cessent d’être repoussées. Reste qu’aujourd’hui comme hier, l’intérêt de caractériser une action de formation demeure. Les derniers textes ont entraîné un « double élargissement de l’action de formation » : d’abord par la confirmation de la prise en compte des actions des formations ouvertes et à distance dans le cadre de la loi du 5 mars 2014, ensuite par l’introduction de la notion de parcours de formation avec la loi du 8 août 2016. Si la réforme de 2014 ne fait que confirmer une reconnaissance acquise depuis la circulaire DGEFP du 20 juillet 2001 sur l’imputabilité des FOAD, la loi Travail apporte elle une véritable nouveauté en ajoutant  aux séquences formations la possibilité d’intégrer le « positionnement pédagogique », « l’évaluation » et « l’accompagnement » de la personne qui suit la formation.