Jeudi de l'Afref du 14 décembre 2017 - "DISPUT'ACTION" - Quatrième tentative pour réformer la formation !

8h45 - 12h30 - Lycée Raspail 5bis avenue Maurice d'Ocagne 75014 Paris - (plan d'accès)

L’Afref vous propose le 14 décembre prochain, non pas une présentation de textes ou d’expériences, mais une matinée de débat sur les enjeux de la formation à travers les points de vue d’acteurs du système.

Oser le débat ! Oser la dispute ! Oser confronter des points de vue divergents !

C’est ce que l’AFREF souhaite organiser dans un cadre de ce "Jeudi" que nous appellerons une "Disput'action" et que nous renouvellerons tout au long de l’année 2018.

Pour la quatrième fois en 14 ans, les partenaires sociaux vont ouvrir une négociation dont le thème sera la formation professionnelle continue. Pour ce faire, le gouvernement leur a transmis un document d’orientation, ou devrait-on dire un document prescriptif, qui recadre le rôle des acteurs, des dispositifs et des financements.

A quoi sert la formation ? Où va-t-elle ? Où devrait-elle aller ?

Pour débattre, personnes invitées :
Sabrina Dougados, Avocate cabinet Froment Briens
Jean-Patrick Gille, ancien Député, rapporteur de la loi sur la FPC de 2014
Yves Hinnekint, Directeur général d’OPCALIA
Michel Clézio, Président du SYNOFDES
René Bagorski, Président de l’AFREF

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Le CPF un droit attaché à la personne qui doit répondre aux besoins de l’économie et du citoyen

Tribune de René Bagorski - Président de l'Afref

Lorsque le DIF (droit individuel à la formation) est créé par l’ANI de décembre 2003, il est le résultat d’une âpre bataille entre les organisations syndicales de salariés et d’employeurs. Ceux-ci, au départ des négociations, voulaient supprimer le CIF (le congé individuel de formation) et le remplacer par un droit attaché à la personne exclusivement utilisable dans le cadre du contrat de travail et du lien de subordination ne répondant qu’aux besoins de l’économie.

L’opposition unanime des cinq organisations syndicales de salariés a conduit au maintien du CIF dans une finalité modifiée puisqu’il ne peut être utilisé que dans le cadre de la formation professionnelle tout au long de vie et non plus dans une logique d’éducation permanente.

14 ans plus tard, le débat redevient d’actualité puisque des rumeurs de plus en plus fortes font état de la disparition du CIF au profit d’un dispositif unique, le CPF (compte personnel de formation).

Lors de sa création en 2014, le CPF fut annoncé comme un droit universel pour tous les actifs de 15 à 65. En réalité, il reste un droit attaché au contrat de travail puisque le nombre d’heure ne s’acquièrent que dans ce cadre ( 24h/an avec un plafond de 150h au bout de 7 ans) et que l’utilisation de ce droit ne peut se faire que vers des certifications répondants à des besoins de l’économie inscrites sur des listes élaborées par les partenaires sociaux au niveau national (liste COPANEF pour tous les publics), au niveau régional (Deux listes COPAREF, une pour les salariée, une pour les demandeurs d’emploi), au niveau des branches (Listes des CPNE pour les salariés de leur secteur).

Force est de constater que trois ans après sa création, il reste méconnu pour un bon nombre de salarié et que son utilisation, notamment vers des certifications inscrites à l’inventaire et relevant de la responsabilité des entreprises, a dénaturé le projet originel sous couvert de Co construction.

Pourtant un droit attaché à la personne garde tout son sens à condition de ne pas contraindre ce droit uniquement aux besoins de l’économie.

L’AFREF (association pour la réflexion et l’échange sur la formation) milite pour que le système de formation français soit pensé et organisé en priorité, en vue de l’autonomie et de l’émancipation des personnes aux plans professionnel et personnel. En d’autres termes, pour que les différentes modalités d’apprentissages tout au long de la vie, soient accessibles à tous pour de développement personnel, l’inclusion sociale et le développement de compétences professionnelles.

Si le CPF devenait demain le dispositif unique attaché à la personne, il faut le faire évoluer et lui donner cette double finalité : répondre aux besoins de l’économie et contribuer à l’émancipation d’un individu autrement dit, contribuer à la formation du salarié pour sécuriser son parcours professionnel mais aussi contribuer à former le citoyen acteur social majeur.

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Retour en vidéos sur le jeudi de l'Afref du 28 septembre 2017

L'éducation informelle, connaissance et re-connaissance


Question à Vincent Pigache, délégué régional CFDT, en charge des questions de formation


 

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