8h45 - 12h45
IGS - amphi n° 11, rez-de-chaussée, 12 rue Alexandre Parodi - 75010 Paris - Plan d'accès

Se préparer à un emploi, développer ses compétences, envisager une évolution professionnelle, exercer son métier dans des conditions favorables à son engagement personnel… Autant de situations où les « activités de travail » (passées, présentes, potentielles) sont sollicitées mais pas toujours reconnues à leur juste valeur. Autant de situations qui questionnent les activités réelles des personnes engagées dans un projet, mais qui conditionnent aussi le travail des professionnels de la formation, et celui des formateurs tout particulièrement. 

- Si la formation professionnelle vise à préparer « au travail », dans le cadre d’un métier, d’un emploi, d’un poste…Comment mieux articuler « Travail » et « Formation » ?

- Comment concevoir et organiser des formations pour des personnes en recherche d’emploi, sans liens directs à des situations de travail connues, concrètes ? Comment tenir compte du futur « travail réel » ?

Le projet de loi « pour la liberté de choisir son avenir professionnel », envisage de définir l’action de formation comme 

« un processus pédagogique permettant l’atteinte d’un objectif professionnel ». Comment le travail réel sera-t-il pris en compte ? 

Compte tenu de la diversité des problématiques auxquelles seront confrontés les professionnels de la formation des adultes, quelle place doit occuper la connaissance du travail réel, l’importance des activités concrètes au quotidien ? Quelles évolutions envisager dans le travail des formateurs, mais aussi dans celui des « stagiaires-apprenants » ? 

Pour aborder ces questions et dialoguer avec les participants à la matinée, nous avons fait appel à des professionnels et à des chercheurs qui ont tous des activités de formation auprès de publics adultes. 


Déroulement de la matinée 

8h45 - Accueil des participants par Claude VILLEREAU, AFREF 

9h00 - Présentation du thème et de la matinée par Robert OUAKNINE, AFREF 

9h15 à 10h15 - Séquence 1 Animation Catherine NASSER, AFREF

- "Le métier de formateur : Activités, difficultés, choix pédagogiques... Et autres questions liées au travail".
Intervention de Corinne SAVART-DEBERGUE, Formatrice et Responsable d'un chantier d'insertion « Petite enfance » et de Bernadette JEZEQUEL, Consultant-Formateur indépendant.

-"De l’intérêt d’utiliser pour l'intervenant formateur une théorie implicite du travail même rudimentaire, lors d'une intervention en santé sécurité dans une entreprise du secteur de l’industrie à risque".
Intervention de Marc GUYON, Chercheur associé au Cnam Théorie du travail & Formation.

10h15 Echanges avec les participants 

PAUSE

11h00 à 12h00 - Séquence 2 Animation Catherine NASSER, AFREF 

L’expérience est-elle formatrice ? Que vaut l’expérience au travail ? Et en démocratie ?
Intervention de Jean-Marie BERGERE, METIS Correspondances européennes du travail.

- "Les formateurs et le travail"
Intervention d'Anne-Lise ULMANN, Maître de conférences au CNAM

- "Travail, formation, politique..."
Intervention de Christian DU TERTRE, Économiste Paris 7, Directeur scientifique du laboratoire d'Intervention et de recherche ATEMIS (Analyse du Travail Et des Mutations des Industries et des Services) 

12h00 -  Echanges avec les participants

12h15 Synthèse, conclusions, suites envisagées par Robert OUAKNINE 

 

 

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Le ministère du Travail vient d’accélérer le processus de transformation des Opca en opérateurs de compétences, en donnant jusqu’au 30 octobre 2018 aux partenaires sociaux, pour constituer ces nouvelles entités et négocier leurs accords constitutifs.

Pour accompagner cette transformation, il vient également de missionner les présidents du Cnefop, Jean-Marie Marx, et de l’Afref, René Bagorski, pour développer "différents scénarii" de création de ces opérateurs de compétences, qui devront se structurer à partir d'une "logique sectorielle ou [d']une logique de filière".
La lettre de mission, qui leur a été adressée le 29 mai 2018, fixe des orientations concernant le nombre d’opérateurs de compétences qui pourraient être agréés, ainsi qu'en matière d'action de l’État en cas d’absence de choix des partenaires sociaux à l’échéance de la fin octobre

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Par René Bagorski, Président de l'Afref

En 1946, le droit à la formation professionnelle et à la culture est inscrit pour la première fois dans le préambule de la Constitution. La loi Debré de 1959 sur la promotion sociale permet aux centres de formation de proposer des cours du soir : la promotion est la récompense d’un effort individuel de formation. Celle du 30 décembre 1966 fait de la formation un service public en obligeant l’Etat à intervenir dans ce domaine. La loi du 16 juillet 1971 (loi Delors) portant organisation de la formation professionnelle continue dans le cadre de l’éducation permanente concerne principalement les entreprises, mais s’applique également aux agents de l’Etat et des collectivités territoriales. Elle introduit une obligation de dépense de formation à la charge des entreprises (0,80% de la masse salariale brute pour les entreprises de plus de dix salariés). Oserait-on dire que cette cotisation est un salaire différé au même titre que les cotisations qui engendrent des droits à la retraites et à la protection social ?

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Par Denis Bismuth

L’intelligence artificielle (AI) fait partie de ces concepts mobilisateurs dont la fonction, purement commerciale, est de répondre par un rêve à un désir ou à une peur. Peur ou désir, cela revient au même car autant l’un que l’autre sont un discours sur un manque[1]. Ce manque que nous avons tous en commun : celui du sentiment de pouvoir agir sur son environnement. Ce même manque qui nous fait nous précipiter sur le premier rêve qui passe comme un papillon sur une lampe. On ne peut être que fasciné quand on assiste au prouesse de systèmes comme « deep blue » ou « Watson[2] ».

Mais il y a dans ces présentations une part importante de mise en scène qui a comme fonction de faire rêver sur des possibles.

Le désir que suscite l’intelligence artificielle est le manque de puissance tout autant que la peur de sa propre puissance tel que l’illustre le mythe du golem. Ce que nous vivons depuis longtemps avec la machine qui décuple les forces de l’homme et lui permet de s’autoriser à détruire tout ce qui ne sert pas son intérêt immédiat au détriment de son intérêt à moyen terme.

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