Décès de Raymond Vatier

Nous avons appris avec une grande tristesse le décès de Raymond Vatier, le vendredi 28/09 dans l'après-midi.

"Raymond Vatier, ingénieur des Arts et Métiers, est l'un des précurseurs de la formation continue. Il est l'un des artisans des innovations sociales de la Régie Renault des années cinquante et soixante et le fondateur du Centre d’Études Supérieure Industrielles (CESI). Il a également lancé les activités d'audit social, créé l'Institut International de l'Audit Social (IAS) et poursuivi des activités associatives et électives."

(Extrait de la 4ème de couverture de son ouvrage publié en 2009 : "Ouvrir l'école aux adultes. Une mission originale à l'éducation nationale 1970-1974. Éditions l'Harmattan).

Il a été le premier Directeur délégué à l'Orientation et à la Formation Continue au Ministère de l’Éducation nationale (de 1970 à 1974) et, à ce titre, notamment, créateur du réseau de la Formation des adultes (GRETA, DAFCO, CAFOC, ADEP...).

Vous trouverez  le document "Passage de témoins à travers un siècle" sur Raymond Vatier publié sur le site de l'AFREF par Bernard Liétard.

8h45 - 12h45
Maison des Compagnons du Devoir 1 Place Saint-Gervais 75004 Paris (métro Hôtel de ville, ligne 1 sortie Rue Lobau) - (plan d'accès)

Les approches par compétences mobilisent tous les acteurs de la formation et de l’emploi tant sur le plan français qu’européen.

Les Écoles de la 2e Chance (E2C) ont, dès l’origine, accordée une place centrale à la validation des compétences, développant des démarches pédagogiques en alternance centrées sur la prise en compte et la valorisation de l’expérience des stagiaires. C’est une caractéristique forte du dispositif qui s’appuie sur un triptyque intégrant l’acquisition de compétences, l’expérience en entreprise et l’accompagnement à l’inclusion.

Afin de renforcer cette démarche, les E2C ont mené, pendant deux ans, une recherche-action avec une équipe de recherche (Lisec, http://www.lisec-recherche.eu) qui s’est appuyée sur une dizaine d’expérimentations. Ce travail a conduit à la publication d’un guide de référence qui caractérise les spécificités de l’APC dans les E2C ; un processus centré sur l’analyse des expériences et des activités (sociales et professionnelles), l’apprentissage par l’activité, l’apprentissage par les pairs, la mise en évidence systématique des acquis développés tout au long du parcours ainsi que la valorisation des réalisations et des compétences démontrées, dans une visée globale d’émancipation et d’autonomisation des stagiaires.

A l’issue du parcours, les E2C délivrent aux stagiaires une Attestation de Compétences Acquises. Reposant sur un référentiel comportant 9 domaines, elle constitue pour eux une première reconnaissance vers l’emploi et la formation qualifiante.
Les E2C accueillent près de 15 000 jeunes par an dans l’un des 125 sites répartis en métropole et en Outre-Mer.


DÉROULEMENT DE LA MATINÉE

8h45 - Accueil des participants par Claude VILLEREAU, AFREF
9h00 -  Présentation des Compagnons du Devoir par Jean-Claude BELLANGER, Secrétaire général Compagnons du Devoir
9h10 - Présentation du thème et animation de la matinée par Hugues LENOIR (FCU)

9h30 à 10h15 - Séquence 1
• Présentation des ambitions du Réseau des E2C et de la place spécifique du chantier sur l’APC dans leur développement par Jean SERROR, Directeur de l’E2C Val-de-Marne, administrateur du Réseau E2C France
• La démarche de Recherche-action, fondement théorique et étapes par Nathalie LAVIELLE-GUTNIK Lisec (EA 2310)
• L’expérimentation au sein de l’E2C Essonne par Carole FRANCO RITZ

10h15 - Échanges avec les participants

10h30 PAUSE

10h45 à 12h00 - Séquence 2 Les résultats, effets et prospectives
• Point de vue institutionnel par Jean SERROR
• Point de vue de la recherche par Nathalie LAVIELLE-GUTNIK
• Point de vue de l'E2C Essonne par Carole FRANCO RITZ

12h Échanges avec les participants
12h15 Synthèse : Hugues LENOIR


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En partenariat avec différents acteurs, l'université Afref est ouverte à la réflexion et aux échanges sur l'évolution et les perspectives d'avenir du dispositif français de formation.

Une matinée consacrée à des ateliers :

Atelier 1 : la réforme de la formation professionnelle : quelles transformations implique-t-elle pour la personne « qu’elle vise » ?

La loi instaure un droit à la formation pour tous, attaché à la personne.

Ce faisant, elle présuppose la capacité de chacun à opérer des choix raisonnés au regard de son parcours professionnel et des moyens pour le concrétiser. La personne se retrouve ainsi dans une posture de sujet autonome, acteur et responsable de lui-même.

Un tel modèle a-t-il des chances d’émerger ? Va-t-il concerner tout le monde ? A quelles conditions ? et que deviennent celles et ceux qui ne rentreraient pas dans « sa logique » ?

Atelier 2 : le paritarisme un alibi pour le dialogue social ?

Atelier 3 : La formation peut-elle être un bien de consommation ?  

La réforme actuelle propose pour le financement de la formation, un crédit individuel négociable de grée à grée entre le consommateur et le fournisseur. Cette conception du financement de la formation la transforme en un bien de consommation.

Quelles sont les conséquences et risques de dérive d’une telle conception ?

Suivis l'après-midi par une table ronde :

 « Quelle place est accordée à l’individu et aux organisations paritaires dans le nouveau marché de la formation ? ».

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Retour sur le jeudi de l'Afref du 27 septembre 2018 par Estelle Durand, journaliste - Centre Inffo

Quels seront les contours du conseil en évolution professionnelle (CEP) demain ? Comment va évoluer cette prestation dans le cadre de la réforme de la formation professionnelle ? Qui seront les nouveaux opérateurs habilités à accompagner les salariés et les travailleurs indépendants ? Autant de questions qui restent en suspens dans l’attente de la publication du cahier des charges de la prestation et de la sélection par appel d’offres des nouveaux entrants. Pour autant, les retours d’expérience des professionnels de l’accompagnement qui intervenaient lors d’une matinée d’échanges organisée, jeudi 27 septembre, par l’Afref offrent des pistes de réflexion sur l’avenir du CEP.

Comme le constate Laurent Nahon, directeur du Fongecif Ile-de-France, « personne ne sait ce que c’est le conseil en évolution professionnelle ». « Les clients que nous recevons nous adressent une demandent et se font ensuite accompagner sans même savoir qu’il s’agit du CEP ». Selon lui, l’appellation de la prestation et son sigle constituent un écueil. Tout l’enjeu à l’avenir sera de la faire connaître ou alors comme le suggère Tatiana Jacenko de l’Association pour l’emploi des cadres (Apec), « d’encapsuler le conseil dans un service plus global accessible par Internet ou via une application mobile ».

Professionnalisation

Sur le terrain, les initiatives menées pour coordonner les actions des opérateurs et favoriser la montée en compétences des conseillers ont permis de structurer la prestation. A l’initiative du Service public régional de l’orientation (SPRO) d’Ile-de-France plus de 500 conseillers ont ainsi bénéficié d’un cycle de professionnalisation mis en place depuis 2016. Ces actions comme les échanges de bonnes pratiques seront essentielles à l’avenir.

Eu égard aux ambitions de la réforme et à l’accélération de la transformation des métiers, la capacité des opérateurs à adapter leur offre aux besoins des actifs sera primordiale. Proposer un service individualisé à valeur ajoutée requiert par exemple de mettre en place des outils digitaux et des systèmes de gestion de la relation clients, comme l’a fait le Fongecif Ile-de-France.

Expertises complémentaires

Comme le constatent les acteurs sur le terrain, les demandes des bénéficiaires sont très hétérogènes, parce que leur parcours, leur situation et leurs problématiques sont très variés. Et comme le souligne, Séverine Ferrand, conseillère à l’Afdas, l’Opca de la culture, de la communication, des médias et des loisirs, certains cumulent plusieurs statuts différents, des cas de figure qui vont se développer à l’avenir. Dans ce contexte, les conseillers doivent être polyvalents et connaître toutes les possibilités de prise en charge en cas de projet se concrétisant par une formation. Mais selon Tatiana Jacenko de l’Apec, un conseiller ne sera jamais omniscient : « son rôle c’est d’être un ensemblier, d’aiguiller vers des ressources complémentaires. » Plutôt que de chercher un CEP universel et homogène, mieux vaut selon elle, miser sur des expertises complémentaires. Tout l’enjeu à l’avenir sera donc de coordonner les différentes interventions.

Pour exercer leur métier, les conseillers doivent effectuer une veille approfondie de l’évolution des métiers et des compétences, comme en témoignent Séverine Ferrand et Claudine Pierron, conseillère à l’Apec de la Défense. Une tâche qui revêt une importance toute particulière à l’heure où les transformations s’accélèrent. Pour Claudine Pierron, qui consacre une heure et demie par jour à ce travail de veille, « les personnes dont les métiers changent peuvent être des vigies de ces transformations ». La conseillère recueille ces témoignages à l’occasion de « Focus Group ». Nouvelles façons d’être en prise avec un marché de l’emploi mouvant, nouveaux outils de cartographie des compétences, usage de plus en plus fréquent des réseaux sociaux : le métier de conseiller se transforme lui aussi.

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