Retour sur le jeudi de l'Afref du 27 février 2020

Résumé / intervenants

Photo @Label_LUCIELa loi « pour la liberté de choisir son avenir professionnel » met l'accent sur la liberté. Elle invite « dans le même temps » à ouvrir une réflexion sur la notion de responsabilité. En effet, selon le philosophe Emmanuel Kant « la responsabilité est la vertu d'un être humain libre ». 

Dans le domaine de la formation tout au long de la vie, la dialectique « liberté/responsabilité » peut être appréhendée sous plusieurs angles : 

  • La liberté de toute personne de se former tout au long de la vie grâce aux ressources (pédagogiques, temporelles, financières…) mises à sa disposition par la société, dont le CPF, le conseil en évolution professionnelle. En ne se formant pas, si les circonstances l'exigent, cette personne pourra être tenue comme responsable de son insuffisance professionnelle et de son in employabilité, 
  • La liberté de gestion du chef d'entreprise, dont la responsabilité pourra être engagée devant le juge prud'homal s'il ne respecte pas « l'obligation de veiller » à l'employabilité des salariés, 
  • Cette même dialectique s'applique « aux entreprises de formation » libres de proposer des prestations de services de leur choix. La responsabilité du prestataire de formation est engagée envers chaque apprenant dans la limite des obligations de moyens, voire de résultats stipulés par le contrat de formation qui les lie au financeur. 

Au-delà de la responsabilité juridique résultant d'un engagement contractuel, le sens et la portée du concept de responsabilité sociale de l'entreprise (RSE) appliqués aux « entreprises de formation » méritent d'être interrogés.

Intervenants : 

  • Jean Marie Luttringer, consultant-expert en droit de la formation : Introduction du thème
  • Sabrina Dougados, avocate associée, cabinet Fromont Briens : Que dit le juge à propos de la responsabilité respective de l'employeur et du salarié en matière de formation professionnelle et celle du formateur et de l'apprenant dans le contrat de formation ?
  • Florent Longuépée, médiateur à l'AFPA : Qu’attend-on de la médiation par rapport à l'engagement de la responsabilité contractuelle du formateur vis à vis des apprenants ?
  • Karine Dartois, médiatrice à France compétences : La responsabilité des prestataires de CEP
  • Catherine Nasser, secrétaire de l’Afref : Introduction du thème RSE
  • Michel Clézio, président du Synofdes : Le sens de la démarche RSE développée par un organisme professionnel représentant les organismes de formation.
  • Saliha Mariet, directrice des opérations de l’Agence Lucie : La méthodologie de la démarche RSE pour une entreprise de formation. 

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Articles, documents utiles...

La médiation contribue à l'amélioration des pratiques (matinée Afref-Synofdes) - Centre-Inffo

 

 

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Résumé / intervenants

Les AFEST, un nouveau dispositif adapté aux TPME ou un « produit disponible sur étagère » 

Après l’expérimentation du dispositif AFEST par dix Opca et une cinquantaine d’entreprises (2015/2018), la publication du décret n°2018-1341 du 28/12/2018 fixe dans un de ses articles les modalités de mise en oeuvre pour sa généralisation. 

Modalité pédagogique, action de formation autonome, partie d’un parcours de formation, certifiant ou non, le cadrage réglementaire et méthodologique de l’AFEST permet une adaptation aux projets et besoins des entreprises (recrutement, formation, transmission du capital compétence…) comme à ses moyens et à ses contraintes (compétences pour l’analyse du travail, ingénierie pédagogique et de formation des adultes, financement…). 

Si les modalités prescrites par le décret sont précises, les réponses aux attentes des entreprises ne peuvent pas être envisagées de façon mécanique. La mise en oeuvre doit tenir compte des réalités des organisations (entreprises, OPCO, prestataires) et les compétences de plusieurs acteurs1 dont les actions (innovantes par nécessité) doivent s’articuler pour contribuer à : 

  • déterminer la pertinence, l’opportunité et la faisabilité d’une AFEST ;
  • effectuer « l’analyse de l’activité de travail » et son adaptation pédagogique ;
  • désigner un « formateur pouvant exercer une fonction tutorale » (voire contribuer à sa professionnalisation) ;
  • réaliser le travail de transfert des connaissances et des savoir-faire afin que le salarié-apprenant soient en mesure de construire les nouvelles compétences visées ;
  • assurer les phases réflexives qui permettent d’expliciter et de consolider les apprentissages ;
  • effectuer « les évaluations spécifiques des acquis de la formation qui jalonnent ou concluent l’action.

À ce jour, que pouvons-nous partager et apprendre des premières réalisations ? 

Lors de cette matinée, la parole sera donnée à des praticiens qui, ayant contribué à l’expérimentation, sont maintenant confrontés à des mises en oeuvre d’AFEST, pour tout ou partie des phases de réalisation indiquées ci-dessus. Ils nous présenteront les activités déployées pour réaliser ces mises en oeuvre, entre exigences réglementaires et réalités opérationnelles de terrain, sans oublier les difficultés rencontrées et les façons de les surmonter avec les acteurs impliqués. 

Olivia Berthelot, Consultante-formatrice et dirigeante du cabinet Energia (www.cabinet-energia.fr)
Frédéric Aubreton, Consultant-créateur de la plateforme numérique ProSapiens dédiée aux AFEST (https://prosapiens.fr
Anne-Lise Ulmann, Maître de Conférence HDR au Cnam, membre des comités scientifiques de l’expérimentation AFEST et de la commission de France Compétences en charge de la certification professionnelle
Jean-Marie Bergère, membre de l’association « Travail & Politique » et animateur de la revue en ligne « METIS », Correspondance européenne du travail (https://www.metiseurope.eu). 


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Article

Retours d’expériences sur l’action de formation en situation de travail - Retour sur le jeudi de l'Afref du 17 octobre 2019 - Centre Inffo
Le succès de l'AFEST repose avant tout sur la confiance - Défi Métiers

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Résumé / intervenants

L’Afref vous propose non pas une présentation de textes ou d’expériences, mais une matinée de débat sur les enjeux de la formation à travers les points de vue d’acteurs du système.

Oser le débat ! Oser la dispute ! Oser confronter des points de vue divergents !

C’est ce que l’AFREF souhaite organiser dans un cadre de ce "Jeudi" que nous appellerons une "Disput'action" et que nous renouvellerons tout au long de l’année 2018.

Pour la quatrième fois en 14 ans, les partenaires sociaux vont ouvrir une négociation dont le thème sera la formation professionnelle continue. Pour ce faire, le gouvernement leur a transmis un document d’orientation, ou devrait-on dire un document prescriptif, qui recadre le rôle des acteurs, des dispositifs et des financements.

A quoi sert la formation ? Où va-t-elle ? Où devrait-elle aller ?

Sabrina Dougados, Avocate cabinet Froment Briens
Jean-Patrick Gille, ancien Député, rapporteur de la loi sur la FPC de 2014
Yves Hinnekint, Directeur général d’OPCALIA
Michel Clézio, Président du SYNOFDES
René Bagorski, Président de l’AFREF

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Et aussi...

Les acteurs de la formation scrutent la quatrième tentative de réforme (Jeudi de l'Afref) - Source Défi Métiers

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Résumé / Intervenants

La Loi « Choisir son avenir professionnel » s’est donné pour objectif de simplifier tant le système de reconnaissance des compétences que l’écosystème des « offreurs de formation » (devenant « prestataires d’actions concourant au développement des compétences ».

Qu’en est-il de cette double perspective ? Comment va-t-elle se traduie ?

Pour avancer sur ces deux terrains, composantes complémentaires de la Réforme, et les éclairer sous l’angle notamment de la prise en compte des besoins des entreprises et de leurs salariés, il est nécessaire à la fois de revenir sur le cadre désormais posé (avec la parution de la plupart des Décrets d’application) et d’aller à la rencontre des conditions de création de la confiance des acteurs.

Cette matinée sera l’occasion d’entendre quelques-uns(e)s des protagonistes de la mise en œuvre de la Loi du 5 septembre 2018, des représentant(e)s des attentes d’entreprises en matière de développement des compétences, et d’échanger ensemble …

En outre, la présence de nombreux organismes candidats à la labellisation comme « certificateurs » pourra enrichir les débats ; la matinée bénéficiant d’une ouverture sur un nouvel outil qu’AFNORNormalisation va mettre à disposition pour « réussir un projet de développement de compétences (en entreprise et/ou sur un territoire) ».

  • Jacques FAUBERT (Consultant-Formateur, AFREF)

  • Hubert GRANDJEAN (AFDEC)

  • Certifier les « offreurs de formation » : interventions de Cédric PUYDEBOIS (DGEFP adjoint, membre du CA de France Compétences), Iris DUVIGNAUD (Responsable Accréditation du COFRAC), Arnaud MURET (DG d’ACTALIANS) et Christophe GUILLERY (Directeur de l’animation du réseau d’OPCAIM)

  • Certifier les compétences (les nouvelles modalités d’inscription) : interventions de Michèle PERRIN (membre de la Commission de certification professionnelle de FRANCE COMPETENCES) et Mickael CHARBIT (Directeur de la certification)

  • Une perspective d’outil d’accompagnement : présentation de la nouvelle Norme X50-774 par la co-animatrice du Groupe de travail, Sana EL MADJOUBI


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Article

La nouvelle donne de la certification pour les organismes de formation - Défi-Métiers

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Résumé / intervenants

A la suite du jeudi de l'AFREF du 18 mai 2017, consacré pour l'essentiel, à la question de l’éligibilité des apprentissages non formels et informels, la séance du 28 septembre sera focalisée sur les modalités de ces apprentissages réalisés dans le cadre d'activités professionnelles, civiques, syndicales ou associatives., notamment sur le repérage des processus d'acquisition des savoirs et sur les conditions d'une optimisation de leur production.

Au cours de cette matinée, les propos des experts et le débat avec le public permettront d'apporter des éclairages concrets sur ces deux points, sans perdre de vue, que reste posée la question essentielle des finalités de la reconnaissance des apprentissages par l'expérience. Selon la formule d'Hugues Lenoir, va-t-on vers "…une instrumentation de plus en plus reliée à des logiques de ressources humaines et de gestion des compétences individuelles ou collectives au détriment d'un processus de construction et de reconnaissance de soi." ?

Claude VILLEREAU, Délégué général de l’AFREF
Présentation du thème de la matinée par Hugues LENOIR, FCU
Les apprentissages professionnels informels par Philippe CARRE, Professeur des universités en sciences de l'éducation à l'Université de Paris Ouest Nanterre
Savoirs informels dans et par la militance syndicale par Vincent PIGACHE, Délégué régional CFDT, en charge des questions de formation
Synthèse et conclusion par Bernard LIETARD, Professeur émérite CNAM 

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L'éducation informelle, connaissance et re-connaissance


Question à Vincent Pigache, délégué régional CFDT, en charge des questions de formation

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