IA ou GAFI ? L'intelligence artificielle un mythe ?

Par Denis Bismuth

L’intelligence artificielle (AI) fait partie de ces concepts mobilisateurs dont la fonction, purement commerciale, est de répondre par un rêve à un désir ou à une peur. Peur ou désir, cela revient au même car autant l’un que l’autre sont un discours sur un manque[1]. Ce manque que nous avons tous en commun : celui du sentiment de pouvoir agir sur son environnement. Ce même manque qui nous fait nous précipiter sur le premier rêve qui passe comme un papillon sur une lampe. On ne peut être que fasciné quand on assiste au prouesse de systèmes comme « deep blue » ou « Watson[2] ».

Mais il y a dans ces présentations une part importante de mise en scène qui a comme fonction de faire rêver sur des possibles.

Le désir que suscite l’intelligence artificielle est le manque de puissance tout autant que la peur de sa propre puissance tel que l’illustre le mythe du golem. Ce que nous vivons depuis longtemps avec la machine qui décuple les forces de l’homme et lui permet de s’autoriser à détruire tout ce qui ne sert pas son intérêt immédiat au détriment de son intérêt à moyen terme.

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