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"Jeudis de l'AFREF" Programmation 2016

- Chaque « jeudi » se déroulera en matinée de 8h45 à 12h45

Jeudi 21 janvier, La VAE, outil stratégique de gestion des ressources humaines ?

Créée en 2002, la VAE ressemble parfois à l’arlésienne. Mise en avant par les gouvernements successifs comme priorité, plébiscitée en tant que solution pour le développement de l’employabilité, elle peine encore à s’imposer.

Il n’est donc pas étonnant de la retrouver dans la réforme du 5 mars 2014 qui en a fait un de ses axes forts, en la rendant éligible au CPF, et plus généralement au 1% FPC. Après 18 mois de réorganisation et d’interrogations, la VAE tend à s’imposer comme un axe stratégique de la gestion des politiques de formation, au service de la stratégie RH et de la GPEC. Elle présente également un enjeu pour la réussite de la modularisation de l’offre de formation diplômante.

Nous vous proposons une matinée pour explorer ce dispositif qui reste encore méconnu, autour des axes ci-après :

  • son fonctionnement et ses limites, notamment en matière de financement,
  • la VAE comme solution complémentaire à la modularisation de l’offre de formation diplômante,
  • sa mise en œuvre au sein de l’entreprise comme :

-        outil de  reconnaissance, de motivation et de fidélisation des salariés,

-        outil permettant de rendre les parcours de formation diplômants,

  • la VAE pour les demandeurs d’emploi comme un enjeu national.

L’objectif de cette matinée est alors de questionner le dispositif de VAE à travers les regards de chercheurs en sciences humaines et sociales, de professionnels, d’entreprises et d’usagers. 

 

Jeudi 18 février, Entreprise et formation : de l’obligation fiscale à la responsabilité sociale

La loi du 5 mars 2014 modifie en profondeur le cadre juridique dans lequel l’entreprise est invitée à exercer sa responsabilité en matière de formation. La suppression d’une partie de son obligation fiscale destinée à financer son plan de formation et l’institution d’une contribution unique, met cette dernière face à sa responsabilité formative à l’égard de tous ses salariés, notamment l’adaptation au poste de travail et le maintien de la capacité à occuper un emploi. Cette responsabilité est d’autant plus renforcée que ces derniers se voient dotés, à travers un entretien professionnel unique, d’un véritable « droit à la carrière professionnelle » allant bien au-delà du contrat de travail. Elle a pour effet aussi de redonner aux représentants du personnel et particulièrement du comité d’entreprise, une place centrale pour l’élaboration du plan de formation.

Deux ans après la promulgation de la loi, ce « Jeudi de l'AFREF » vise, en présence de représentants d'employeurs et de salariés, à tirer les premières leçons de la mise en œuvre dans les entreprises, de cette nouvelle logique voulue par le législateur. Il s’agira par ailleurs, de repérer si cette nouvelle logique du financement de la formation a été porteuse d’innovations en matière de formation.

 

Jeudi 17 mars, «L’autodidacte» et «l’organisation apprenante » une rencontre improbable?

« L’innovation », « l’accompagnement du changement dans les organisations » constituent en contexte « d’incertitude », voire de « crise », des thématiques majeures de l’offre de formation d’adultes. L’enjeu est parvenir à mobiliser les individus et les collectifs dans des situations inédites ou à créer, à favoriser leur engagement et à développer des compétences nouvelles. Dans ce contexte, quel intérêt accorder aux apprentissages dits « informels » ? Quels liens avec « l’autodidaxie », "l’organisation apprenante" et « les communautés de pratiques » ?

Ce jeudi de l’AFREF tentera de répondre à ces questions en revenant sur ces différentes notions et en explorant, quelques-unes des dimensions peu lisibles qu’elles comportent : quel est le rôle du collectif ; de l’expérience relationnelle telle qu’elle se vit au quotidien de l’activité ? Quel est le rôle de la culture et de l’imaginaire partagé ? Comment ces apprentissages informels se conjuguent-ils entre engagement individuel, participation collective et attentes institutionnelles ?

 

Jeudi 21 avril, Evaluer la formation : nouveaux enjeux, nouvelles pratiques ?

Evaluation des politiques, des systèmes, des organismes, des modalités, des programmes, des effets de la formation : de quoi parle-t-on ? L’évaluation, parce qu’elle constitue une dimension incontournable de l’organisation de la formation, est à la fois, une source inépuisable d’ouvrages et de recherches, une pratique qui obéit à des évolutions sociétales et technologiques qui la dépassent mais aussi un objet de préoccupation récurrent pour les acteurs de la formation. Lesquels doivent faire face dans le même temps, à des obligations multiples que sontla certification des parcours de formation, la diversification des modalités de formation, la démonstration de la valeur de la formation, (affaire de ROI –retour sur investissement- ou de ROE –retour sur les attentes-), l’évaluation de la qualité des organismes de formation et de leurs performances.

Il s’agira au cours de ce « jeudi de l’AFREF » de faire le point sur la question de l’évaluation, avec l'impact de la loi de 2014 et de proposer, à partir de la présentation de plans d’action dédiés et de dispositifs originaux, des pistes d’amélioration des différents niveaux de l’évaluation.

 

Jeudi 26 mai, Innovations technologiques en formation, des enjeux financiers aux pratiques pédagogiques

Avec la loi de réforme de la formation professionnelle et son décret d’application relatif aux FOAD, la formation peut désormais, en toute légalité, s’effectuer, tout ou partie, à distance. On peut penser que cette légitimité nouvelle va renforcer l’intérêt pour ces dispositifs et les possibilités qu’elle ouvre. Mais face aux enjeux financiers qui caractérisent le marché croissant de ces technologies, il importe de se demander, en quoi les innovations actuelles liées à la digitalisation de la formation, sont-elles porteuses à la fois de promesses et de leurres.

Au cours de ce jeudi de l’AFREF, après un rappel du cadre réglementaire en la matière, on cherchera notamment à comprendre comment les formateurs, dans l’usage pédagogique qu’ils ont de ces technologies, tentent de réduire la distance que connait l’apprenant face à l’écran. Cette présentation sera suivie de témoignages d’expériences d’organismes et d’entreprises, qui permettront de s’interroger et d’identifier les avancées qu’elles proposent, les écueils rencontrés, avec un éclairage  spécifique sur la question du rapport au savoir qu’elles imposent.

 

Jeudi 23 juin, Conseil, Accompagnement et formation

 La réforme de la formation professionnelle (loi de mars 2014) qui fait du « conseil en évolution professionnelle » (CEP) un dispositif majeur du système français de formation, remet au premier plan la question de l’accompagnement et de son articulation à la formation : en tant qu’il doit permettre à tous les actifs de réfléchir à l’évolution et à la sécurisation de leurs parcours professionnels. Il doit les aider à se situer et à réfléchir aux moyens à mettre en œuvre pour développer et faire reconnaître leurs compétences, la formation n’étant qu’une possibilité parmi d’autres. En cela ce dispositif engage les bénéficiaires dans un travail sur soi, sur leurs aspirations et projets professionnels ainsi que sur les potentialités des territoires, qu’il s’agisse de l’emploi ou de l’offre de formation. Ceci suppose donc que les bénéficiaires puissent disposer à la fois d’un espace - temps et d’un accompagnement personnalisé.

Mais plus d’une année après, qu’en est-il ? La mise en place du CEP a-t-elle produit de réelles innovations au plan de l’accompagnement et de la formation ? Quels en sont les usages et corrélations, notamment dans les pratiques professionnelles des OPACIF ? Quelle évolution de la professionnalité des conseillers ?

C’est à ces questions que ce jeudi de l’AFREF tentera d’apporter des réponses.

 

Jeudi 29 septembre, Quel type de politique de formation et de gestion des savoirs dans les secteurs « ubérisés » ou économies dites collaboratives ?

La « freelancisation » des services ou « uberisation » met la relation client et l’évaluation (dite notation) au cœur des modèles économiques. Qu’en est-il de la formation et de la gestion des savoirs ? Sommes-nous dans la continuité des pratiques de « knowledge management » devenues standards ? Ces “nouveaux” modèles économiques, principalement basés sur la gestion de plateformes, remettent-ils en cause les politiques de formation et les savoirs des métiers du tertiaire?, Quel lien entre ces modèles d’économie collaboratives et le partage des connaissances ? Peut-on et comment exporter ces modèles en formation ?

 

Jeudi 13 octobre, A quelles conditions les «réseaux» peuvent-ils être «apprenants» ?

Les réseaux sociaux-numériques, une panacée pour l’apprentissage ?

La banalisation des technologies de l'information et de la communication, et notamment d'internet, ont grandement facilité, avec l’organisation des réseaux, la diffusion et le partage des opinions et des savoirs. Mais en quoi ceci est-il source d’apprentissage ? L’efficacité didactique de ces réseaux est-elle le fait des technologies, des architectures et des structures adoptées, ou le fait des objectifs et des modes d’interaction qui les caractérisent ?

Il s’agira au cours de ce « jeudi de l’AFREF » de s’interroger sur les conditions qui garantissent que l’usage des réseaux favorise l’apprentissage et le développement des compétences, en jeu dans les projets des utilisateurs.  On s’interrogera en particulier sur leur capacité à favoriser :

- un décloisonnement entre les espaces et les moments d’activités sociales,
- une dynamique d’engagement et de responsabilisation qui conduit les personnes à agir sur les conditions sociales, économiques, politiques ou écologiques qui constituent leur environnement,
- une articulation plus forte et métissée entre des situations d’apprentissages informels, non formels et formels.

 

Jeudi 17 novembre, L’adaptation de l’offre de formation

La question de l’adaptation de l’offre de formation se pose de manière récurrente dans l’histoire de la formation et il serait curieux de vouloir s’en étonner, la formation comme l’éducation étant en nécessaire interaction avec les évolutions sociétales (politiques, économiques, démographiques, culturelles, technologiques…). Aujourd’hui ces évolutions concourent à placer « l’acte de formation » dans des environnements « complexes », inscrits à la fois dans les écosystèmes de production et dans les « égosystèmes » des sujets apprenants.

Il s’agira donc au cours de ce jeudi de l’AFREF, en privilégiant une approche historique et prospective, et en partant de témoignages de responsables de formation d’entreprises, d’organismes de formation et d’apprenants, de s’interroger sur l’évolution de l’offre et ses effets sur l’organisation de la formation, sur l’apprendre et le « connaître » : quels infléchissements ; quelles formes privilégiées, quels modes de travail pédagogique derrière les slogans ? Apprendre, est-ce s’informer, connaître, savoir ? Quels savoirs en jeu, savoirs académiques, savoirs pratiques ? Faut-il les opposer ? Peut- on apprendre tout le temps tout seul et « sans effort » ? La « granularisation » est-elle une réponse à la complexité ?

Au final, s’agit-il de libérer ou de libéraliser la formation ?

 

  • La journée du 15 décembre, dans le cadre de « l’Université d’hiver de l’AFREF »,  sera consacrée à une «  Réflexion-action » conduite à partir des apports et des questionnements produits au cours des différents « jeudis de l’AFREF » de l'année.