Décès de Raymond Vatier

Nous avons appris avec une grande tristesse le décès de Raymond Vatier, le vendredi 28/09 dans l'après-midi.

"Raymond Vatier, ingénieur des Arts et Métiers, est l'un des précurseurs de la formation continue. Il est l'un des artisans des innovations sociales de la Régie Renault des années cinquante et soixante et le fondateur du Centre d’Études Supérieure Industrielles (CESI). Il a également lancé les activités d'audit social, créé l'Institut International de l'Audit Social (IAS) et poursuivi des activités associatives et électives."

(Extrait de la 4ème de couverture de son ouvrage publié en 2009 : "Ouvrir l'école aux adultes. Une mission originale à l'éducation nationale 1970-1974. Éditions l'Harmattan).

Il a été le premier Directeur délégué à l'Orientation et à la Formation Continue au Ministère de l’Éducation nationale (de 1970 à 1974) et, à ce titre, notamment, créateur du réseau de la Formation des adultes (GRETA, DAFCO, CAFOC, ADEP...).

Vous trouverez  le document "Passage de témoins à travers un siècle" sur Raymond Vatier publié sur le site de l'AFREF par Bernard Liétard.

Retour sur le jeudi de l'Afref du 21 juin 2018

  

Compte-rendu de Corinne Savart-Debergue, Reponsable chantier d'insertion "petite enfance" - Association Espace 19

Compte-rendu Metis, correspondances européennes du travail par Jean-Raymond Masson

"Le travail n'est pas naturellement formateur" (Jean-Marie Bergere, consultant-formateur) par Aurélie Gerlach pour le Quotidien de la Formation

Travail, formation et politique : une coopération fructueuse par Yves Baunay - Institut de recherche de la FSU

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Par Denis Bismuth

L’intelligence artificielle (AI) fait partie de ces concepts mobilisateurs dont la fonction, purement commerciale, est de répondre par un rêve à un désir ou à une peur. Peur ou désir, cela revient au même car autant l’un que l’autre sont un discours sur un manque[1]. Ce manque que nous avons tous en commun : celui du sentiment de pouvoir agir sur son environnement. Ce même manque qui nous fait nous précipiter sur le premier rêve qui passe comme un papillon sur une lampe. On ne peut être que fasciné quand on assiste au prouesse de systèmes comme « deep blue » ou « Watson[2] ».

Mais il y a dans ces présentations une part importante de mise en scène qui a comme fonction de faire rêver sur des possibles.

Le désir que suscite l’intelligence artificielle est le manque de puissance tout autant que la peur de sa propre puissance tel que l’illustre le mythe du golem. Ce que nous vivons depuis longtemps avec la machine qui décuple les forces de l’homme et lui permet de s’autoriser à détruire tout ce qui ne sert pas son intérêt immédiat au détriment de son intérêt à moyen terme.

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Le ministère du Travail vient d’accélérer le processus de transformation des Opca en opérateurs de compétences, en donnant jusqu’au 30 octobre 2018 aux partenaires sociaux, pour constituer ces nouvelles entités et négocier leurs accords constitutifs.

Pour accompagner cette transformation, il vient également de missionner les présidents du Cnefop, Jean-Marie Marx, et de l’Afref, René Bagorski, pour développer "différents scénarii" de création de ces opérateurs de compétences, qui devront se structurer à partir d'une "logique sectorielle ou [d']une logique de filière".
La lettre de mission, qui leur a été adressée le 29 mai 2018, fixe des orientations concernant le nombre d’opérateurs de compétences qui pourraient être agréés, ainsi qu'en matière d'action de l’État en cas d’absence de choix des partenaires sociaux à l’échéance de la fin octobre

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Par René Bagorski, Président de l'Afref

En 1946, le droit à la formation professionnelle et à la culture est inscrit pour la première fois dans le préambule de la Constitution. La loi Debré de 1959 sur la promotion sociale permet aux centres de formation de proposer des cours du soir : la promotion est la récompense d’un effort individuel de formation. Celle du 30 décembre 1966 fait de la formation un service public en obligeant l’Etat à intervenir dans ce domaine. La loi du 16 juillet 1971 (loi Delors) portant organisation de la formation professionnelle continue dans le cadre de l’éducation permanente concerne principalement les entreprises, mais s’applique également aux agents de l’Etat et des collectivités territoriales. Elle introduit une obligation de dépense de formation à la charge des entreprises (0,80% de la masse salariale brute pour les entreprises de plus de dix salariés). Oserait-on dire que cette cotisation est un salaire différé au même titre que les cotisations qui engendrent des droits à la retraites et à la protection social ?

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